Le blog de la Compagnie Allegria est consacré à la mise en ligne des informations relatives à la compagnie et à ses membres, Brigitte Boucher, Violaine Brébion, Marc Bretonnière, Jean-Yves Brignon, Louis-Jean Corti, Hervé Derrien, Nicolas Djermag, Hervé Dubourjal, Céline Duhamel, Robert Georges, Natacha Gerritsen, Romain, Lemire, Anne Massoteau, Guillaume Orsat, Elsa Saladin, Anne Saubost...
Les deux philosophes les plus célèbres de leur temps se sont rencontrés à Paris, dans le couvent des minimes, durant plusieurs heures, à huis clos, le 24 septembre 1647. Blaise Pascal avait alors 24 ans et était déjà très malade, René Descartes 51 ans. De cet entretien historique, rien n’a filtré, sinon une ou deux notes jetées sur le papier par l’un et l’autre. Que purent-ils se dire ?
De cette interrogation, Jean-Claude Brisville a imaginé librement cette conversation où la fascination réciproque est comme un désir rendu impossible par les points de vue contraires. Descartes, rationaliste, réaliste, pragmatique même, militaire, homme de voyage, bon vivant ne dédaignant ni la bonne chère ni le beau sexe. Pascal maladif, tourmenté, mystique ardent, intransigeant, exaltant la souffrance et la mort. Si l’on sent progressivement tout ce qui sépare ces deux hommes, on perçoit aussi tout ce qui pourrait les unir.
Ces lointaines paroles échangées sont un exact miroir tendu à notre propre temps. Que ceux que n’intéressent ni la Raison, ni le Sentiment, ni la Foi, ni la Science et ni Dieu, ni le Vide, et ni le Monde, ne viennent pas les entendre. La philosophie des Lumières n’a pas fini d’éclairer notre siècle…
Le texte de la pièce a été publié aux Editions Actes Sud-Papiers. Ce spectacle est dédié à la mémoire d’Henri Virlogeux et de Jean-Pierre Miquel."